Une vie meilleure
Parmi les premiers objectifs de son voyage au Bénin, Alpidio Balbo s’est rendu au centre de traitement des maladies mentales “Oasis d’Amour” de Tokan, près d’Abomey-Calavi, non loin de Cotonou, où il a rencontré le fondateur, Grégoire Ahongbonon, “l’homme d’Afrique qui libère les malades mentaux de leurs chaînes”.
À Tokan, après l’accueil par des danses et des chants, presque toutes les 290 personnes malades accueillies au centre se sont réunies autour des visiteurs du GMM et certaines d’entre elles ont raconté leur histoire. “Ce fut une journée pleine d’émotions”, a commenté Balbo, impressionné en particulier par l’histoire de Mireille Lucrèce, touchée quand elle était jeune, en 2009, par une maladie mentale et qui, après avoir été enchaînée pendant quinze mois par ses parents qui voulaient l’empêcher de s’adresser à un des centres “Oasis d’Amour”, s’est enfuie et a vécu une longue période sur la rue où elle a eu deux enfants et, finalement, elle est arrivée chez Grégoire qui l’a accueillie. Aujourd’hui elle est guérie, a prononcé ses vœux auprès de l’association “San Camillo de Lellis”, qui est reconnue comme un ordre religieux laïque par l’archevêque de Cotonou et elle collabore à l’activité du centre de Tokan. “Cette jeune fille, belle et joyeuse - a raconté Balbo – m’a ému. Elle est le signe qu’il y a de l’espoir et la possibilité d’une vie meilleure pour tout le monde ”.
Sur les photos : Alpidio Balbo à l’Oasis d’Amour de Tokan

