Prévention à Godjeme

L’attention aux mesures de prévention et de protection pour éviter la diffusion du coronavirus ne doit pas priver la population locale des services sanitaires de base : c'est le critère qui guide les centres médicaux soutenus par le GMM "Un puits pour la vie" en Afrique, comme le dispensaire maternité "Graziano Bortolotti" de Godjeme, au Togo.

La préoccupation est forte, nous communique l’infirmier responsable du centre, Gabin Asinyo, parce que l’épidémie se propage dans le pays, heureusement assez lentement selon les données officielles : le dernier rapport de l'Oms disponible parle de 86 malades confirmés et six décès dus au Covid-19. À ceux-ci il faut ajouter quelques centaines de cas suspects. Le manque de test pour vérifier les réelles dimensions de l’épidémie et la fragilité du système sanitaire ne font qu’augmenter les craintes.

"Au centre 'Bortolotti' nous avons pris les mesures de prévention suivantes : les opérateurs disposent de blouses à manches longues et de masques, un le matin et un l’après-midi - nous écrit Gabin - En plus, ils mettent des gants avant toute activité, comme la mesure de la température ou de la tension des patients. Après, ils se lavent les mains. Les patients aussi, dans les laboratoires s’assoient toujours en angle et jamais face au personnel sanitaire, et ils doivent mettre un masque s’ils présentent des symptômes comme la toux".

Les craintes à Godjeme ont grandi à la nouvelle de la fermeture d’un village voisin où une volontaire d’une association française s’est rendue il y a quelques semaines et par la suite a été trouvée positive au Covid-19. Les déplacements effectifs des personnes ne sont pas facilement contrôlables au milieu de la savane. Ce qui compte, cependant, pour le bien de la population est de maintenir ouvert le centre dans lequel, entre autres, sont en cours des travaux de restructuration pour la réalisation d’un laboratoire dentaire.

Sur les photos : les opérateurs du Centre “Graziano Bortolotti” à Godjeme et ‘’l’évier’’ pour les patients