Paligwend en pleine activité
"Hier nous avons perdu un enfant, parce que l’unique ambulance en fonction dans la région est arrivée trois heures après notre appel ". C’est ce que dit Clémentine Zoma, coordinatrice du Centre médical et de promotion sociale "Paligwend" de Ouagadougou, au Burkina Faso.
"Le centre fonctionne bien", nous écrit Clémentine et son rapport au ministère de la santé le confirme. Le dispensaire, dont la construction a été soutenue par le GMM et la Caritas de Saint Antoine de Padoue, se trouve dans le quartier de Tanlarkugri, dans l’arrière-périphérie de la capitale du Burkina Faso, dans une zone privée de services publics et il est devenu en quelques mois, le point de référence pour tous les habitants.
En janvier, outre la routine de laboratoire, le “Paligwend” a enregistré huit naissances, 13 visites prénatales et 14 contrôles après accouchement. Au total, les visites pour les différentes pathologies ont été 835, dont 277 pour des cas de malaria simples et 139 de malaria graves.
Le petit dispensaire ne peut pas affronter les cas les plus graves qui sont déviés sur l’hôpital le plus proche qui se trouve à 20 km malheureusement et si l’ambulance n’arrive pas à temps comme dans le cas de l’enfant dont Clémentine nous parle, les conséquences peuvent être graves.
L’équipement pour le bon fonctionnement du centre médico-social est loin d’être complet, mais Clémentine – et avec elle, le GMM – est confiante. "Merci pour tout ce que vous faites, merci à tout le GMM et à ses bienfaiteurs", conclut Clémentine.
Sur la photo : Clémentine, au centre, dans une chambre des malades du "Paligwend"

